Le 19 juin 2026
Volume 44, Numéro 6
Anniversaire de la tragédie de St-Jean-Vianney
Centres Multiservice Communautaire Récréotouristique

Anniversaire de la tragédie de St-Jean-Vianney

Étaient présentes 155 personnes, anciens résidents ou descendants de St-Jean-Vianney venues de la région mais aussi de l'extérieur. Rehaussaient également cette rencontre par leur présence et leur prise de parole: le député, Mario Simard, le maire de Saguenay, Luc Boivin et son attachée politique, Agathe Cagin, responsable des communications, accompagnés des conseillers Carl Dufour et Claude Bouchard de même que Marie-Ève Rivard responsable des spectacles à Diffusion Saguenay; cette dernière accompagnait Jimmy Doucet, président d'honneur et responsable de la Fabuleuse histoire d'un Royaume. Marianne Salesse du Musée d'Arvida faisait également partie des invités d'honneur.

Depuis plusieurs années, Marlène Tremblay me suit dans toutes mes folies et il faut le dire, ce n'est pas toujours de tout repos!

Mais quelle personne efficace et polyvalente! Au 55e, elle a été une maître de cérémonie remarquable: organisée, rassurante, et capable de «boudiner» un déroulement avec une délicatesse impressionnante (et parfois avec une petite fermeté bien placée).

Marlène, c'est mon bras droit, mon poteau et, à l'occasion, mon GPS personnel! Oui oui, celui qui me dit doucement: « Roli… on va peut-être prendre un autre chemin! » Et je dois avouer, elle a souvent raison (mais ne lui dites pas trop souvent, ça pourrait lui monter à la tête ).

Je tiens à la remercier particulièrement. Merci, mon amie, d'être là, toujours fidèle, toujours présente même quand mes idées partent un peu trop vite devant!

Je veux aussi souligner, tout en douceur, la présence de Pauline Gravel et Francine Tremblay qui se sont prêtées au jeu en se déguisant en hôtesses pour accueillir et guider nos invités. Avec élégance et sourire, elles ont ajouté une belle touche à cette journée. Toujours présentes pour aider et prêtes à partager leurs bonnes idées, elles sont des alliées précieuses. Merci à vous deux!

Et que dire de mes deux petites-filles, fidèles au poste à l'accueil pour remettre les billets du dîner et du tirage pour La Fabuleuse… mais qui, comme souvent, ont fait bien plus que prévu! Entre deux sourires, elles ont aussi prêté main-forte pour ramasser les chaises, aider notre concierge et donner un coup de main en cuisine. On pourrait dire qu'elles avaient un petit surplus d'énergie ou qu'elles tiennent de leur Mamie.

Merci à vous deux, mes belles filles… je vous aime fort.

Je tiens également à remercier mon frère Jean-Claude Lavoie et ma belle-sœur Pierrette Lavoie, qui ont accueilli avec générosité les 155 personnes présentes le matin du 55e, avant la cérémonie des retrouvailles. Ils sont venus aussi loin que Sherbrooke pour aider.

Recevoir autant de monde, ce n'est pas rien! Mais ils l'ont fait avec cœur, simplicité et une grande chaleur humaine… comme si chacun faisait un peu partie de la famille. Merci à vous deux pour cet accueil si précieux.

Notre président d'honneur

Il y a des choix qui s'imposent d'eux-mêmes parce qu'ils viennent du cœur et du sens profond de ce que l'on souhaite transmettre. Celui de nommer Jimmy Doucet comme président d'honneur en fait partie. Devant un auditoire presque en recueillement, la prestation de celui-ci sur l'introduction d'un tableau sur SJV dans la Fabuleuse fut d'une rare sensibilité et s'est accompagnée d'une réflexion très documentée, dans un temps long. Le résultat de cette création à haut coefficient de difficulté s'est avéré extraordinaire de l'avis de tous. La justesse, le réalisme et le respect transcendent la gravité du sujet et ajoute au spectacle une profondeur historique et bienveillante. Une présentation qui nous a tous touchés, qui a fait l'unanimité et honneur à son auteur. Sa prestation a été extraordinaire.

Depuis plus de 50 ans, une question revenait souvent: pourquoi n'existe-t-il pas de tableau sur Saint-Jean-Vianney ? La réponse, je l'ai comprise en découvrant l'œuvre de Jimmy. Il fallait attendre la bonne personne… quelqu'un capable de porter cette mémoire avec justesse, délicatesse et respect.

Je lui ai simplement dit: « Jimmy, on t'attendait. » Tu es celui qui a su donner à cette histoire une image à la hauteur des émotions qu'elle porte. Ce tableau n'est pas seulement une œuvre… c'est un hommage profondément ressenti que peu auraient pu réaliser avec une telle sensibilité.

Klair Girard a eu l'occasion de présenter, lors du 55e de la tragédie de Saint-Jean-Vianney, son volume destiné aux enfants, Raconte-moi Saint-Jean-Vianney.

Elle a remis le tout premier exemplaire à sa petite-fille, Lexy Murray, un moment empreint de fierté après tant d'années de travail et de dévouement. Ce projet, profondément humain, se veut un geste de transmission. Mme Girard souhaite offrir ce volume aux petits-enfants de personnes ayant vécu la tragédie, mais également le rendre accessible dans des écoles de Roberval, d'Alma et du Saguenay. À travers cette démarche, elle contribue à faire vivre la mémoire de nos chers disparus avec délicatesse et respect, auprès des générations d'aujourd'hui et de demain.

Avant de vous présenter une page de ma revue, j'ai souhaité prendre un moment pour en expliquer le sens. Le choix du symbole des racines ne s'est pas fait par hasard. Il est né d'un geste posé il y a plusieurs années, puis a grandi avec le temps, tout comme les souvenirs qui nous habitent encore aujourd'hui.

Je tiens à exprimer ma sincère reconnaissance à Claire Duchesne (Clarigraphe) pour ses conseils judicieux et son regard professionnel dans la mise en page de cette revue. Merci également à Véronique Murray pour son aide précieuse à la réalisation de la page couverture. Votre contribution a été grandement appréciée.

Cette page se veut un prolongement de notre démarche de mémoire. Elle porte en elle des images, des mots et des symboles qui traduisent, avec simplicité et respect, l'attachement profond que nous avons envers les familles touchées par la tragédie. Trois d'entre elles étaient représentées pour cet événement: familles de Montcalm Laforge, Bourgeois et Arseneault ainsi que celle de Pierre Laberge et Deschènes.

Je vous invite à découvrir cette page comme un espace de recueillement, où chaque élément a été choisi avec soin dans le respect des personnes et de leur histoire.

Pourquoi le symbole des racines /Rolande Lavoie

Lors du 25e anniversaire de la tragédie, plus de 250 personnes étaient réunies autour d'un dîner communautaire. À ce moment-là, j'avais offert des graines, avec l'invitation de les semer près du monument de Saint-Jean-Vianney. Ces graines ont pris racine. Elles ont donné naissance, au fil des années, à des arbres et à des arbustes qui grandissent encore aujourd'hui derrière ce lieu de mémoire.

Le choix des racines s'inscrit naturellement dans cette continuité. Les racines représentent les familles qui ont perdu la vie lors de cette tragédie. Elles symbolisent aussi l'enracinement profond de ces familles dans notre histoire collective. Nous sommes maintenant la dernière génération à avoir connu directement ces personnes. Plusieurs sont allées rejoindre ceux qu'ils aimaient. Par ce symbole, je souhaite également rendre hommage à cette génération marquée à jamais, à celles et ceux qui ont retrouvé leurs proches dans des circonstances bouleversantes et qui ont porté ce souvenir toute leur vie. La revue que je vous présente se veut sobre et respectueuse. Plusieurs personnes y ont partagé leur vécu, des souvenirs parfois gardés longtemps en silence, mais jamais oubliés. Ces témoignages font partie intégrante de notre devoir de mémoire et nous rappellent que, même dans la douleur, les racines demeurent vivantes et continuent de nous relier les uns aux autres. Je parle des familles également. «Certaines familles m'étaient plus proches, d'autres moins, mais chacune a été portée avec le même respect et la même attention»

Un geste de mémoire

Une génération, dont je fais partie, a voulu démontrer combien il est essentiel de garder vivante la mémoire des paroles, mais aussi de la traduire par un geste porteur de sens: celui de créer un monument. Ce lieu est devenu un point d'ancrage, un espace de recueillement et de transmission pour les générations qui ont suivi. La nuit étoilée qui l'accompagne représente les familles qui ont perdu la vie lors de la tragédie. Elle rappelle également que cet événement s'est déroulé dans la nuit, un moment figé à jamais dans notre mémoire collective. Les étoiles deviennent ainsi une présence silencieuse, veillant sur ce lieu et sur ceux qui s'y recueillent.

« Fragiles racines » Jean-Pierre Blackburn

« Soudain en mai la terre s'ouvre, profonde sous nos pas surpris.

Un sincère merci à Jean-Pierre Blackburn pour cette peinture offerte au Centre d'interprétation, une œuvre empreinte de mémoire et de sens. (La Une).

Nous remercions chaleureusement les partenaires et donateurs qui ont contribué à la réalisation de cette revue commémorative. Leur appui permet de préserver et transmettre la mémoire de Saint-Jean-Vianney François Tremblay (député de Dubuc), Yannick Gagnon (député de Jonquière), Mario Simard (député BQ), Ministre Samuel Poulin (volets économie et énergie), Musée d'Arvida et Carrière Shipshaw.

Certains logos de nos donateurs accompagnent ces remerciements. Je ne voudrais pas oublier Dominic Dion pour une commandite de bouteilles d'eau.

Un grand merci également à Gaétan Pedneault, ancien résident de Saint-Jean-Vianney, qui a généreusement accepté de s'occuper bénévolement de toute la logistique du dîner pour les anciens résidents. Sa disponibilité et son sens du service font toute la différence.  « Nous souhaitons remercier chaleureusement M. Jean-Pierre Blackburn pour le geste généreux qu'il a posé en nous remettant deux magnifiques toiles.

L'une trouvera sa place au Centre d'interpréta-tion, tandis que l'autre a été offerte à notre président d'honneur. Ce geste délicat contribue à enrichir notre démarche de mémoire et à souligner l'importance de ce moment de rassemblement. Merci sincèrement pour cette attention appréciée. »                                                   

Maison des Jeunes de Shipshaw

Ce mois-ci, j'ai eu le plaisir d'assister à l'assemblée des jeunes. Comme toujours, j'y ai retrouvé des responsables compétentes, engagées et profondément dévouées. Ce sont assurément les bonnes personnes pour accompagner nos jeunes, avec cœur, passion et bienveillance.

J'ai également eu la chance de partager un beau moment avec un groupe de jeunes en leur apprenant à préparer un dessert que ma mère nous faisait lors des grandes occasions. Un petit retour aux sources rempli de douceur, qui a su créer de beaux échanges et de jolis sourires.

Et ce n'est qu'un début… Une belle façon de continuer à tisser des liens, une recette à la fois.