AFEAS de St-Jean-Vianney
Rencontre de réflexion
Un petit retour sur notre rencontre de réflexion du mois d'octobre. Voici ce que Marlène Tremblay a préparé :
En tenant compte des orientations de l'AFEAS provinciale et des informations transmises par Rolande quant à notre implication dans notre communauté, est-ce qu'il y a d'autres sujets ou autres dossiers qui vous préoccupent et qui pourraient faire l'objet d'ateliers de réflexion lors de nos rencontres ?
Réponses des participantes :
- la politesse des jeunes envers les aînés. (rencontres intergénérationnelles parce que pour bien « vivre » il faut « vivre ensemble » dans le respect des générations).
- La laïcité est-ce que cela nous protège ou nous fragilise?
- Avoir une loi plus sévère au niveau de l'immigration.
- La santé, l'inquiétude quant au manque de médecins en soins palliatifs.
- Des cliniques d'urgence plus efficaces et disponibles.
- Mourir dans la dignité, le respect et la dignité de la personne dans les derniers moments de sa vie.
- L'exposition ou non des personnes décédées, une préoccupation sur les délais trop courts, une difficulté à faire son deuil.
- Le soutien aux aidants naturels. Avoir un suivi suite au décès de la personne. Lorsque tout est terminé la personne demeure seule; elle a besoin de se libérer de ce qu'elle a vécu.
- Les ainés qui accompagnent des ainés dans la mort, moins de jeunes pour accompagner les ainés, difficulté en vieillissant d'accompa-gner les aînés dans la mort, les jeunes devraient avoir la formation pour prendre la relève.
- Prendre position par petits regroupements au niveau de nos associations locales, donner le droit de parole à chacune des membres.
- Parents et aidants naturels mal rémunérés, il y a un gros manque de soutien au niveau des personnes ressources, de moins en moins d'enfants plus de personnes âgées, une lacune au niveau de l'aide monétaire, situation actuelle difficile, une aide embryon-naire, la situation devient criante.
Durant un atelier une de nos membres a soulevé qu'il était parfois difficile de respecter le choix d'une personne de ne pas être exposée à son décès et qu'il était difficile de faire notre deuil quand on ne voit pas la personne. J'ai demandé à Madame Brigitte Deschênes, de la résidence Funéraire du Saguenay, de venir nous donner une conférence sur les rites funéraires en cas de décès. Elle ne parlera pas nécessairement de la façon de faire son deuil. Selon la loi no 83, présentée par Yves Bolduc, les activités funéraires doivent s'assurer du respect de la dignité des personnes décédées.
Cette rencontre aura lieu le 10 février, à 13 h 30 au local de l'Afeas, au centre Multiservice, 4100 des Ormes. Les personnes intéressées à venir à cette rencontre sont les bienvenues.
Voici ce qu'écrit Henri Michaud, rédacteur au Canal vie :
la perte d'un être cher est sans aucun doute l'un des événements les plus pénibles que l'on puisse vivre. La mort a beau faire partie du cours normal des choses, rien ne peut nous mettre à l'abri de la douleur qui accompagne un deuil. C'est un passage obligé, mais on y est bien mal préparé.
Depuis quelques générations, la mort a été évacuée de notre quotidien. Il y a cent ans, la plupart des mères avaient perdu un enfant en bas âge. Les gens mouraient à la maison, entourés de leur famille. La mort faisait partie de la vie. Et puisque la religion était omniprésente, la mort avait un sens pour les croyants. Elle n'était pas une fin, mais une autre étape. Et les rituels entourant le décès et visant à faire nos adieux, se faisaient entourés de nos proches.
Or, de nos jours, avec la laïcisation de nos vies et les progrès médicaux qui isolent souvent le mourant, la mort est un événement dépouillé de tout sens, qui tient plus du macabre. Il est donc difficile, dans ces circonstances, de vivre son deuil ou d'aider un proche à passer à travers cette épreuve. Or, il n'y a pas de recette miracle; le processus de deuil prend du temps et il est important de comprendre comment se déroule cette longue guérison. Un deuil mal vécu peut avoir des effets dévastateurs sur notre santé physique et mentale. Inversement, plusieurs endeuillés ayant terminé leur « traversée du désert » affirment que cette épreuve a été une occasion pour eux de se connaître davantage et de changer pour le mieux.
Horaire des rencontres
Plusieurs jeunes femmes m'ont contactée pour venir nous rejoindre à l'Afeas, mais l'horaire de nos rencontres ne convient pas nécessairement à tout le monde. À l'automne nous aurons un changement d'horaire pour nos rencontres, elles auront lieu le soir à 19 h au lieu de 13 h 30.
Cours de tissage
Des dames de l'Afeas de Ste-Thérèse ont accepté de venir donner de la formation : monter des métiers et tisser. Tous les membres qui sont intéressées à y assister doivent donner leur nom à Marlène Tremblay au 418 412-1049.
Nous accueillerons également d'autres personnes qui seraient intéressées à se joindre à nous.