Mots de grands...
À une de mes innombrables visites à la quincaillerie, je m'amène à la caisse avec mes achats. Sur le côté du comptoir, je lis le message écrit en gros: «nous n'acceptons pas les chèques.» Pour rigoler un peu, je dis à la caissière qui avait commencé à enregistrer mes articles : «ça doit être stressant d'être caissière ici; vous ne pouvez pas vous tromper ».
La caissière ne comprenant pas mon raisonnement réplique: «comment ça?» Je réponds: «bien oui, c'est marqué ici: nous n'acceptons pas les chèques» (l'échec.)
Dans le même genre, mon frère Régis se dirigeait vers Chicoutimi-Nord accompagné de Suzie son épouse. Rendu à Canton-Tremblay, il ralentit et s'arrête net devant la rue qui mène aux Terres-Rompues.
Suzie : « cé que tu fais là? »
Régis, montrant l'identification de la rue sur le panneau; « je me suis inTerres-Rompues ».
Suzie : Baf
À Chicoutimi, ma femme et moi entrons dans un magasin de soieries.
Je demande à la propriétaire : « ne vendez-vous que de la soie? »
Elle me répond : « bien sûr que non. »
« Ça va de soi », rétorquai-je.
Comme l'achat de tissu est toujours un processus d'une complexité toute féminine et qui finit par s'éterniser, je lançai à ma femme: « on est parti pour rester si ça continue».
Quand les mots eurent quitté ma bouche, je m'interrogeai sur leur pertinence; ça fait que je me suis dit : « je me disais : dis-moi donc ».
Parvenus à Shipshaw, à l'endroit sur la route Mathias où, l'été, on aperçoit des cerfs, ma femme me demande: «que fait-on des chevreuils domestiques l'hiver? »
« On les sert », lui répondis-je. « On les met à la chaleur, c'est l'effet de cerf ».
Pour me racheter, je demande à Rolande pourquoi les petits faons n'ont pas de corne dans le ventre de leur mère.
Mettant fin à son hésitation, je réponds : « Parce qu'ils ne sont pas encore nés (encornés ».)
Vos anecdotes?
Blaise Pascal écrivait jadis dans ses célèbres Pensées : «le silence des espaces infinis m'effraie».
J'ai souvent la même frayeur devant votre silence «anecdotique» collectif. Pour me redonner ma sérénité, appelez-moi pour me raconter vos drôleries ou faits cocasses. Nos rates ne s'en porteront que mieux. 418 542-8800